Il est temps quand même de vous raconter comment j'en suis arrivé à pratiquer la Danse Sportive...
Comme je vous le disais dans l'introduction, j'ai commencé la danse très tôt, avant même d'avoir su poser mes deux pattes par terre !!!
Cependant mes premiers "vrais" cours remontent à mes six/sept ans, dans l'école primaire où travaillait mon papa. Une prof de l'Académie Royale de Londres donnait des cours
le mercredi matin dans la salle polyvalente de l'école. Elle s'appelait Myriam, avec un accent anglais à couper au couteau dont je me souviens encore !!!
Elle enseignait le Modern-Jazz, enfin, ce qu'elle pouvait à des miniatures comme nous... C'est assez marrant d'ailleurs parce que j'ai gardé plein de détails vivaces
dans ma mémoire de cette époque là... De toutes façons j'étais dans mon élément !!!
Le seul petit hic était, et a très longtemps été - genre jusqu'à l'année dernière... - mon incapacité à faire preuve d'un minimum de "soumission", et de rigueur dans mon apprentissage.
J'ai toujours considéré la Danse comme naturelle, et je ne voyais pas pourquoi on allait m'enquiquiner à appliquer des régles super strictes!!! Non mais oh !!!
Cela m'a valu de changer assez souvent d'école tout au long de mon parcours sportif : dès qu'un ou une prof me prenait la tête, je changeais... ah ces jeunes !!!
Cela m'a valu de refuser catégoriquement de pratiquer la Danse Classique. Nous avions pourtant une école juste en face de l'immeuble où nous habitions avec mes parents. Je suis allé voir, on ne pourra pas dire que je n'ai pas essayé !!!
mais l'ambiance et la rigueur ambiante m'ont particulièrment rebuté !!! En un cours "d'essai" j'avais décrété qu'il était hors de question que je refasse du classique ne serait-ce qu'une fois dans ma vie !!! Je dois avouer qu'aujourd'hui, je "regrette" un peu. Cela m'a pris un peu plus de temps du coup à trouver ma place et à stabiliser ma technique.
Mais bon, j'y ai conservé ma liberté, et je n'en suis pas moins fier de ce que j'ai pu réaliser.
J'ai donc ainsi "papilloné" jusque vers la fin de mon adolescence. car il n'est pas non plus très "aisé" pour un adolescent "masculin" d'assumer le fait de Danser. Même si je n'ai jamais eu de mal à dire que je dansais, je dois dire que j'en ai toujours été plutôt
fier d'ailleurs, le regard des autres n'est jamais très conciliant ni très compréhensif... Et il faut s'essuyer parfois de drôles de remarques... Vive la bêtise humaine !!!